31/08
2012

Vers l’autorégulation de l’assurance affinitaire 

Publié par Argus de l’assurance, le 31 août 2012. Ecrit par Catherine Dufrêne

À l’initiative du directeur général du cabinet de courtage captif de France Télécom-Orange, Patrick Raffort, la FG2A entend mettre en place un code de bonne conduite et sonder les assurés.

Le faire-part de naissance de la Fédération des garanties et assurances affinitaires (FG2A) ne passe pas inaperçu, tant ce domaine est longtemps resté dans l’ombre des contrats d’assurance traditionnels et parce que le ton direct de son président-fondateur, Patrick Raffort, directeur général du cabinet de courtage captif de France Télécom-Orange, détonne dans la culture policée du secteur. En effet, l’assurance affinitaire est « une nébuleuse où tout le monde fait ses affaires dans son coin, avec un volume de clients mécontents parfois délirant », admet Patrick Raffort. Certains opérateurs auraient une réputation sulfureuse sur le marché ? Oui, reconnaît-il encore, et « l’un des objectifs de la FG2A n’est pas de leur demander de montrer patte blanche pour pouvoir adhérer à la fédération, mais de les attirer pour tirer tout le monde vers le haut et pour que les bonnes pratiques se diffusent le plus largement possible, afin que tout le monde, dans la filière de l’assurance affinitaire, soit gagnant ».

Patrick Raffort est aussi lucide sur un point essentiel à ses yeux : « Il faut prendre en main notre destin par rapport aux pouvoirs publics, qui finissent parfois par imposer des règles excessives en réponse aux excès de quelques-uns. »

MORALISER POUR DÉVELOPPER

Pour accroître ses chances de convaincre, Patrick Raffort a rencontré l’Organisme pour le registre des intermédiaires en assurances (Orias), la FFSA (qui a créé une commission assurances affinitaires, qui se réunira en septembre) et même l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP – lire l’encadré).

Afin que ce marché s’autorégule, une charte de bonne conduite est en cours d’élaboration, et un label, que la FG2A espère construire avec des associations de consommateurs, doit voir le jour en 2013. Un sondage doit permettre de prendre le pouls des consommateurs. Là encore, Patrick Raffort, conscient de la méconnaissance et des déboires de beaucoup d’entre eux, ne s’attend guère à des miracles. « L’objectif est de savoir d’où l’on part, afin d’en tirer les axes d’amélioration. »

Toutefois, les raisons d’être de la FG2A, qui a déjà dépassé les vingt adhérents, ne sont pas seulement éthiques. L’un de ses buts est aussi « d’élargir la masse assurée de manière significative, par exemple en rendant plus abordables certaines garanties, en en créant d’autres, ou en incluant une base de faits générateurs plus large ».

Voir l’article complet

Partager :