23/06
2013

L’UFC-Que Choisir épingle encore deux assurances affinitaires 

Publié par L’Argus de l’Assurance, le 5 juin 2013. Écrit par Thomas Baume

L’UFC-Que Choisir veut un label public pour l’assurance dépendance

Six mois après avoir épinglé les assurances de téléphonie mobile, l’UFC-Que Choisir s’attaque, dans sa dernière étude sur les petites assurances, aux couvertures des moyens de paiements (AMP) et « fuite d’eau ». Pour la première garantie, le constat établi par l’association de consommateur est assez alarmant.

L’utilité des couvertures contestée

Selon elle, cette couverture est la plupart du temps déjà incluse dans les packages bancaires, depuis la transposition en droit français d’une directive européenne visant notamment à obliger les banques à mieux rembourser leurs clients en cas de fraude. De plus, l’UFC met aussi en exergue le fait que leur contenu exprimé sur le contrat transmis à l’assuré n’est que très rarement bien détaillé.

L’UFC – Que Choisir pointe aussi du doigt certaines incohérences au niveau tarifaire. « Il existe notamment une incohérence importante entre le niveau de délinquance constaté et le tarif appliqué. Pour preuve, il y a 266% d’écart entre les taux de plaintes les plus hauts et ceux les plus bas, alors qu’il est de seulement 5,6% au niveau des tarifs pratiqués », appuie Nicole Pérez, administratrice nationale de l’association UFC-Que Choisir.

Le questionnement de la marque blanche

Mais les AMP ne sont pas les seules à être mises à mal par l’association de protection des consommateurs. Les assurances « fuite d’eau », considérées par l’UFC comme un véritable eldorado pour les assureurs, ont aussi le droit au chapitre. Deux éléments sont notamment contestés par l’association : le manque de clarté dans les exclusions et le démarchage massif inapproprié.

L’UFC-Que Choisir va jusqu’à remettre en cause le système de marque blanche. Une pratique qui, selon Maxime Chipoy, responsable du service des études de l’association, «jette le trouble dans la tête du consommateur qui ne sait alors pas forcément que ledit courrier est consacré à un volet assurantiel». L’association révèle en effet que la distribution de ce type d’assurances se fait principalement par vente à distance via courrier et ainsi « sans réel ciblage et conseil auprès du client ».

Un élargissement de périmètre demandé

Profitant de la sortie de sa dernière étude, l’UFC-Que Choisir a réitéré sa volonté de peser sur le débat parlementaire concernant le projet de loi consommation. « Nous voulons défendre l’idée que la possible rétractation sous 14 jours devrait être étendue à tous les types d’assurances accessoires, lance Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir. Ce dernier ajoute : « Il en va de même pour la résiliation à tout moment à partir d’un an de contrat. » L’association demande également à ce que les distributeurs d’assurances révèlent à l’assuré le niveau exact de leur commissionnement.

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