04/06
2013

Ces assurances « accessoires » qui jouent sur la peur du consommateur 

Publié par l’Expansion de l’Express, le 4 juin 2013

Les assurances affinitaires doivent être mieux encadrées par la loi. C’est ce que demande l’association UFC-Que Choisir, au terme d’une enquête présentée mardi.

Trop chères, inutiles, difficiles à résilier… Autant de défauts pour qualifier les assurances affinitaires. A la suite d’une enquête publiée ce mardi, l’UFC-Que Choisir demande un meilleur encadrement par la loi de ces assurances « accessoires ». « Les consommateurs estiment très mal le coût et la réalité de ces assurances » qui « passent sous le radar, car séparément elles ne représentent que quelques euros », a expliqué Alain Bazot, Président de l’association. Elles sont réparties en six grandes familles : extensions de garanties, assurances sur les moyens de paiement (AMP), produits nomades sur la téléphonie, chiens et chats, assurances annulations. Ce marché pèse 3 milliards d’euros en France, et en moyenne chaque Français est équipé d’au moins 2,4 assurances de ce type. Ces petites assurances sont souvent des assurances de groupe, soumises à un régime spécial. Elles échappent à la loi Châtel, et n’ont pas à informer leurs clients de la date anniversaire des contrats afin de pouvoir les résilier.

Miser sur la peur du consommateur

Selon l’étude, trois problèmes majeurs émergent : le démarchage massif en magasin, qui fait que le consommateur ne peut pas faire jouer la concurrence, l’inutilité des produits, car ils peuvent faire doublon avec la loi ou avec d’autres assurances (habitation, CB..), et la difficulté de les résilier. « Ces assurances sont distribuées principalement par des professionnels qui ne sont pas assureurs et jouent sur la peur du consommateur, particulièrement dans le contexte de crise actuel où il a besoin d’être rassuré », regrette Alain Bazot.En conséquence, l’UFC demande à ce que le projet de loi sur la consommation soit amendé pour mieux encadrer ces assurances. Les exclusions devraient être mentionnées de manière aussi explicite que les garanties et le vendeur aurait l’obligation d’indiquer son niveau de commissionnement. Enfin, l’UFC souhaite la mise en place d’un véritable dispositif de rétractation sur ces assurances et la possibilité de les résilier à tout moment à partir d’un an.

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